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Article: Mathieu Wasikowski, tourneur-fraiseur sur métal, fondateur d'Atelier Usinage MW

Mathieu Wasikowski, metal turner/miller, founder at Atelier Usinage MW

Mathieu Wasikowski, tourneur-fraiseur sur métal, fondateur d'Atelier Usinage MW

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?
J’ai commencé à travailler à 16 ans en apprentissage pour obtenir un BEP productique mécanique en 1998. Puis, j’ai préparé une mention complémentaire et un BAC pro mécanique productique toujours en apprentissage (obtenu avec mention en 2001). Parallèlement, je m’inscris en 2001 aux Olympiades des métiers que je remporte en région Centre et me classe à la 4ème place au niveau National.

Comment avez-vous découvert ce métier ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous former ?
Mon père était directeur d'une usine de mécanique, je connaissais donc ce métier depuis mon plus jeune âge. J’aimais voir la transformation d’un morceau d’acier, de l’état brut à la réalisation finale. En fin de collège, j’ai dû faire des choix d’orientations et naturellement, j’ai choisi le métier de Tourneur-Fraiseur.

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier de tourneur-fraiseur ?
J’aime partir d’un morceau d’acier presque ingrat et le transformer en une pièce précise et belle. C’est très valorisant !

Quels types de pièces et de matières aimez-vous travailler ?
La matière certainement la plus agréable à travailler reste l’aluminium. L’aluminium permet beaucoup plus de fantaisie pour les pièces de designers et est également de bonne tenue pour des créations demandant de la précision. J’apprécie beaucoup de réaliser des pièces pour des designers. Leur créativité n’a pas de limite et chaque création devient un challenge.

Plus particulièrement, pouvez-vous nous décrire le travail du métal ?
Le métal offre de nombreuses possibilités et une résistance exceptionnelle par rapport au bois par exemple. En contrepartie, il est parfois difficile à travailler et demande une grande rigueur.

Quel est le projet le plus challenging sur lequel vous avez travaillé ?
J’ai eu la chance de travailler sur des pièces d’exceptions pour Léa Maleh. Je me rappelle avoir travaillé sur des créations en argent massif, une matière qui m’était à l’époque inconnue et qui par son prix au kilo ne donne pas le droit à l’erreur. La plus belle pièce reste peut-être un calice en aluminium, pièce très complexe par ses formes et ses contraintes techniques. Le genre de pièce qui une fois terminée vous fait pousser un “ouf” de soulagement et de fierté.

Quelles sont les pièces que vous rêveriez de réaliser ?
Peut-être pas un rêve, mais une envie de réaliser une pièce de designer qui traversera le temps par sa beauté. Une pièce que les gens aiment regarder et qui dans 100 ans fera encore la renommée de l’artiste qui l’a dessinée.

Si vous deviez encourager des personnes à se former à ce métier, que leur conseilleriez-vous ?
C’est un métier difficile et exigeant, les pièces doivent être belles, mais également respecter des tolérances de dimensions. Je conseillerai donc d’être appliqué, soigneux et surtout d’aimer ce métier. La façon de travailler évolue constamment avec l’arrivée des machines à commandes numériques, le métier en devient moins dur physiquement, mais il requiert plus de technicité. Toutefois, il reste important de conserver les bases manuelles du métier de Tourneur-Fraiseur.

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Serge Rejasse, Technical Director at Artoria

Serge Rejasse, Directeur Technique chez Artoria

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